Fotografia a Catalunya
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2- L'assentament de l'ofici

Portrait de famille. V. 1870

2_L’établissement du métier

Le 27 février 1859, un des photographes français ayant un studio dans la ville inséra une annonce dans la presse, devenant le premier à faire une référence explicite à la forme photographique qui provoqua le grand déploiement des studios. Le texte qui parut dans le journal El Telégrafo, de Barcelone, disait:

 

El Telégrafo, 27-II-1859, p.1108

(Pour lire la transcription, cliquez sur l'image)

 

La référence à l’utilisation faite à Paris nous porte à nommer le système que breveta en 1854 André Adolphe Eugene Disderi, et qui devint populaire sous le nom de carte de visite. Quelques mois auparavant, certains portraitistes de la ville annonçaient déjà dans la presse des portraits à des prix inférieurs à ceux habituels des daguerréotypes, ce qui fait penser qu’il s’agit déjà de cartes, mais c’est avec l'apparition de l'annonce du photographe Desiré Mathurin De Nugent que nous avons une date certaine de l’implantation du portrait sur papier popularisé.

Dans la décennie des années 60, avec l'arrivée de ce portrait-carte, les études s’établissent définitivement, et dans les annonces de presse commencent à paraître des indications du local comme élément complémentaire d'attrait de clients.

 

Diario de Barcelona 8-12-1860, p.1341

(Pour lire la transcription, cliquez sur l'image)

 

Avec l’augmentation de cette affaire que supposa la technique du portrait sur carte de visite, des photographes se disputèrent à travers la publicité des revues l'adresse correcte de la galerie, d’autres réussissent à maintenir deux galeries, et d’autres installèrent leur bureau de retrait des photographies au rez-de-chaussée, évitant ainsi que le public ait à monter les escaliers jusqu’au studio.

 

Louis Figuier. La photographie. 1868-1888, p. 97

 

Les studios cherchent à s’installer dans les rues principales de la vieille ville, à une époque à laquelle s’ouvre la ville avec la démolition des murailles. La Rambla, la rue d'Escudellers, la Plaça Palau ou la rue Ferran sont les lieux les plus populaires, et donc ceux qui peuvent fournir le plus de public aux photographes.  

Un des premiers à être décrit dans la presse est l’atelier que Joan Cantó, sous le surnom d'Otnac, ouvre dans la rue Nou de la Rambla (alors Conde del Asalto):

 

Diario de Barcelona 21-12-1869 p.12768

(Pour lire la transcription, cliquez sur l'image)

 

Et deux jours plus tard le même journal mentionne de nouveaux travaux dans un autre atelier:

 

Diario de Barcelona 23-12-1869, p.12890

(Pour lire la transcription, cliquez sur l'image)

 

Els estudis de fotografia a Barcelona al segle XIX

Rafel Torrella

Els estudis de fotografia a Barcelona al segle XIX