Fotografia a Catalunya
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10. MANEL ÚBEDA

Banys de Sant Sebastià, octubre 1982 ©Manel Úbeda.

Par-delà ce que l'auteur a voulu inscrire dans son cadre, une photographie est toujours susceptible d'absorber une quantité d'informations bien plus importante que celle que, par la suite, nous pourrons appréhender d'un seul coup d'œil.1 C’est pourquoi l’on pourrait dire qu’une image photographique est une source de connaissances potentiellement inépuisable. À mesure que l’on s’éloigne du moment de sa réalisation, de nouvelles considérations vont apparaître grâce à la dialectique établie par la photographie entre les perspectives temporelles; vers dedans, avec ce qui a été inclus dans le cadrage et, vers dehors, avec son contexte: celui de la prise de vue, celui de son édition, de sa présentation publique et de sa diffusion, ainsi que celui que chaque spectateur va apporter individuellement lorsqu’il connaîtra son existence.

1. AZOULAY, Ariella, «What is a photograph? What is photography?», Philosophy of Photography, vol. 1, num. 1, 2010, p. 9-13.  

Les Baños de San Sebastián, ou Bains Saint-Sébastien, situés dans le quartier de la Barceloneta, étaient, au début du xxe siècle, un secteur réservé à la baignade très apprécié de la bourgeoisie barcelonaise de l’époque. Suite à des problèmes de concessions et de lois urbanistiques, leurs installations se sont progressivement dégradées et, au début des années 1980, une partie des lieux était interdite au public car elle menaçait ruine. Peu avant la fermeture définitive des bains, Manel Úbeda a saisi leurs dernières images et permis que, derrière la décadence manifeste, on puisse encore entrevoir les vestiges de la splendeur passée. Ce n’est que dix ans plus tard, au moment du changement urbanistique enclenché par les jeux olympiques de Barcelone de 1992, que les installations ont été démolies, puis réaménagées.

 

 

Les photographies en tant qu’espace public

Marta Dahó

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