Fotografia a Catalunya
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15. TANIT PLANA I LAIA RAMOS

Exercicis de memòria aplicada, 2013, © Tanit Plana i Laia Ramos.  

Les arguments d’Azoulay ont surtout été étayés par des travaux d'investigation sur des photographies d'archives à caractère documentaire. Toutefois, la validité de son approche théorique peut être extrapolée à tout type de pratique photographique et peut donc être considérée comme une nouvelle ontologie de la photographie. C’est ce que manifeste l’exposition Les photographies en tant qu’espace public en soupesant à quel point ses théories constituent un outil fondamental pour le renouvellement de la réflexion sur la photographie. La portée de l’acceptation de la valeur que possède notre implication en tant que spectateurs n'affecte pas seulement l’accueil fait à ce que chaque auteur nous propose par son œuvre, mais aussi ce que notre interprétation met en jeu. C'est de ce point de vue que l’on peut reconstituer l'histoire de tous via la trace laissée par les événements sur les photographies existantes, tout en reconnaissant les lacunes causées par leur absence ; voire via la possibilité, comme le propose Azoulay, de penser aux photographies qui n'ont pas pu être prises.1

1. AZOULAY, Ariella, «L’obligation de parler des photographies non prises», published in ZABUYAN, Dork (dir.). Les images manquantes. Paris: Les Bal, 2012, p. 114-137.

«À quoi sert d’évoquer le passé ? Quels récits déploie-t-on pour le relater ? Exercicis de memòria aplicada (Exercices de mémoire appliquée) a invité des habitants de Mollet del Vallès qui ont connu la Guerre civile espagnole à évoquer leurs vécus et à les re-signifier via la construction d’images. La possibilité de remémorer l’histoire était accompagnée d’un processus de réflexion sur l’utilisation de la mémoire historique et de ses médiums. Renversant la logique de la victime (une logique habituelle dans les diverses manières de représenter en photo les témoins d’événements dramatiques), ces « exercices » ont  exploré la façon dont les témoins peuvent être les agents actifs du processus de représentation de leurs propres vécus. Le projet a été organisé au sein du cycle d’expositions De com convertir un museu en arena (Comment convertir un musée en sable), dont le commissariat a été assuré par Oriol Fontdevila, à L’Aparador du musée Abelló de Mollet del Vallès. » Tanit Plana et Laia Ramos.

 

 

Les photographies en tant qu’espace public

Marta Dahó

Les photographies en tant qu’espace public