Fotografia a Catalunya
Menu
×

5. ALEIX PLADEMUNT

Andròmeda: La galàxia espiral més propera a la Via Làctia, situada a 2.500.000 anys llum de la Terra.

2013, ©Aleix Plademunt.

En raison de la culture dont nous avons hérité et des discours sur le médium photographique, il nous arrive fréquemment, lorsque nous établissons un rapport avec les photographies, d’interpréter certains aspects visuels comme étant clairs et évidents, tandis que d’autres sont un défi à la lecture. On peut déceler l’émotionnalité du photographe – son implication ou son recul par rapport à ce qu’il photographie – d’après son style, ou encore considérer comme acquis que certains éléments compris dans le cadrage peuvent être interprétés de façon symbolique. Il n’en reste pas moins que les photographes – qu’il s’agisse de ceux qui travaillent dans le domaine artistique ou de ceux qui effectuent un travail commercial ou informatif – ne manient pas toujours les même paramètres représentationnels et ne s’intéressent pas toujours de la même manière à ce que nous entendons par représentation. De ce point de vue, il est essentiel de considérer la façon dont le récit historiographique a eu tendance à naturaliser certains discours qui n’ont pourtant rien de naturel et qui, de plus, impliquent des modalités de perception et d’interprétation des photographies trop automatiques ; c’est cette problématique que le travail de plusieurs des auteurs présentés dans notre exposition nous pousse à examiner.

En les présentant comme une ligne du temps qui rappelle les chronogrammes scientifiques, Aleix Plademunt ordonne ces photographies en fonction d’une voie subjective où des distances de nature différente (physiques, géologiques, photographiques et émotionnelles) sont mises au contact les unes des autres. Si la dimension de chaque ordre – cosmologique ou domestique – reste ancrée dans un point de départ apparemment stable qui permet d’établir son échelle, Almost There propose l’expérience suivante : celle de produire des liens et des rapprochements insoupçonnés entre des distances irréconciliables que, justement, l’esthétique photographique a rendu visibles. L’exploration qui s’ensuit nous interdit de faire une seule et unique lecture des faits et vagabonde autour d’infinies possibilités. Dans ce projet, tout est voyage continu qui demeure dans la durée du « presque » et refuse la valeur absolue des choses pour tenter de les remesurer toutes, d’un autre point de vue. 

Les photographies en tant qu’espace public

Marta Dahó

Les photographies en tant qu’espace public